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Prénoms amazighs. Indésirables !
La dernière interdiction d’un prénom amazigh a eu lieu dans la localité de Béni Tjit, à côté de Figuig, où un heureux papa s’est vu refuser le prénom de Sifaw pour son fils. “Les autorités locales ont prétexté que ce prénom est interdit à Rabat”, explique Ahmed Arehmouche du Réseau amazigh pour la Citoyenneté. Ce dernier a envoyé des lettres de protestation aux ministres de la Justice et de l’Intérieur, ainsi qu’au premier ministre. Visiblement, c’est la seule manière pour espérer avoir gain de cause. Il y a un mois, le même réseau a dû saisir les mêmes ministres pour pouvoir autoriser l’enregistrement du prénom Anir à un habitant de Hay Riyad à Rabat.
Source : TelQuel
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Prénoms amazighs. Indésirables !
il y a eu aussi le cas de numidya tin-ass en france ou le consulat de lille a refusé du fait que ce n’était pas un prenom musulman....
Communiqué de presse
Le 6 mars dernier, le service de l’état civil du consulat du Maroc à Lille refuse d’inscrire le prénom "Numidia Tin-Ass" qui j’ai choisi de donner à ma fille déjà enregistrée au service d’état-civil de la mairie de Roubaix. L’agent du consulat marocain m’avait expliqué que le prénom n’est pas autorisé ce qui le contraint à envoyer un courrier à Rabat pour qu’une commission du Ministère de l’intérieur décide de la suite à donner à ma requête. Deux mois après, le consulat marocain à Lille refuse toujours d’inscrire ma fille sur ses registres d’état-civil.
Il s’agit là d’une attitude absurde et injuste qui n’est rien que la manifestation du mépris affiché par les institutions marocaines à l’égard de tout ce qui a trait à l’identité et à la civilisation amazighes.
Par le présent communiqué, je tiens à faire savoir ma détermination à me battre pour que les services consulaires marocains inscrivent ma fille avec le prénom que ses parents ont choisi. En aucune façon, et quelque soit la décision de la commission du ministère de l’intérieur marocain, je ne changerai de prénom à ma famille.
Je tiens, par la même occasion, à dénoncer l’interdiction des prénoms amazighs aussi bien à Tamazgha qu’à l’étranger sous des prétextes racistes et primitifs. L’Etat marocain doit abroger la loi relative aux prénoms, une loi d’un autre âge.
N’étant que l’une des nombreuses victimes de ce comportement anti-amazigh des autorités marocaines, je tiens à exprimer ma solidarité avec toutes les familles privées de donner des prénoms amazighs à leurs enfants.
Enfin, j’appelle tous les esprits libres, épris de justice et de démocratie, à m’appuyer dans ce combat pour la dignité et contre l’absurdité, et à dénoncer l’attitude arbitraire des autorités marocaines.
Lille, le 05 mai 2007
Lhoussain Azergui (Journaliste indépendant et auteur)
Blog sur l’affaire : www.tin-ass.blogspot.com
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